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Les 7 paroles de la croix, 1e partie
Les 7 paroles de la croix, 2e partie
Les 7 paroles de la croix, 3e partie
Les 7 paroles de la croix, 4e partie
Les 7 paroles de la croix, 5e partie
Les 7 paroles de la croix, 6e partie
Les 7 paroles de la croix, 7e partie


"Les 7 paroles de la croix" (4e partie)


Lecture:

Matthieu 27/45-46 : " Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre.
Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Eli, Eli, lama sabachthani? c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"


Introduction: 

Après six heures de souffrance et d'agonie, l'heure de la fin approche. Les évènements s'enchaînent et nous assistons aux dernières paroles de Jésus.
Pendant ces six heures sur la croix seules sept paroles sortiront de la bouche du Seigneur. Au milieu de la souffrance le Christ nous parle et il nous donne encore des paroles de vie, de puissance, paroles qui demeurent mystérieuses sans la révélation du Saint Esprit. 

Là, sur la croix, l'intensité est à son comble. 
Tous les regards sont tournés vers Jésus: les anges dans le ciel arrêtent leurs activités et leurs chants, le diables et ses démons attendent impatiemment de voir le Seigneur abandonner sa mission et réclamer le secours de Dieu pour l'aider à descendre de sa croix. Mais Christ ira jusqu'au bout et triomphera en dépouillant dominations et autorités, en les livrant publiquement en spectacle. Les hommes pendant ce temps attendent de recevoir le salut et la réconciliation avec Dieu. Le sort de l'humanité est entre les mains du crucifié. Chacun attend de voir quelle va être la suite des évènements. Le temps suspend sa course, la terre se couvre de ténèbres pendant trois heures comme pour respecter un deuil. 
Celui qui était la lumière des hommes va s'éteindre pour descendre dans les ténèbres dans la mort. Le séjour des morts va bientôt connaître en son sein la venue d'un homme qui n'a jamais péché.
Tout ce joue sur ces quelques heures de la croix.

Une parole sort de nouveau de la bouche du maître " Eli, Eli, lama sabachthani? ".
"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"

Plus qu'une parole, c'est un cri, qui jaillit et retentit dans le ciel de Jérusalem.
Ce n'est pas un cri de victoire, mais un cri de douleur, celui d'un homme qui endure ce qu'il y a de pire, la souffrance d'un châtiment insoutenable.

Sur la croix Christ accomplissait la volonté de son père. Une volonté dure et impitoyable devant laquelle plus d'un se serait pressé de s'enfuir.
Peu de temps avant la croix, dans le jardin de Gethsémané, le Seigneur Jésus affronta l'angoisse et la tristesse devant le poids de l'épreuve qui se dressait devant lui.
Le plan de Dieu est toujours un plan de salut mais il passe parfois par de grandes souffrances en vue d'obtenir de plus grandes bénédictions.

Matthieu 26/39 "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux."

A Gethsémané le Christ vécut la trahison de Judas, la fuite de ses disciples et le jugement des hommes mais au Golgotha se fut l'abandon de Dieu et le rejet des hommes qui l'attendait.
Le poids de la croix n'est pas uniquement celui d'un supplice corporel mais c'est aussi celui d'un tourment moral et spirituel.

I) Les effets de la croix

Tous nous considérons la croix comme le moyen de rédemption et du salut de nos âmes de pécheurs alors nous réalisons quel prix cela coûta au Seigneur Jésus.
Mais nous devons aussi comprendre que nous devons nous identifier au sauveur en croix après avoir observé la souffrance et la mort qu'a engendré la croix et découvert comment cette dernière nous délivre du monde et du moi.

Est-ce tout ce que la croix doit produire en nous ?

La croix est un symbole de triomphe et de victoire pour le croyant. Victoire sur le péché, victoire sur nous même et notre caractère. La croix a opéré une régénération en nous et nous avons ainsi obtenu une nouvelle naissance, une nouvelle création par la conformité en la mort du Seigneur nous avons pu naître à une nouvelle vie, celle de la résurrection.
Beaucoup de croyants estiment à ce stade de la vie spirituelle avoir saisi l'expérience ultime et pensent que lorsqu'ils sont arrivés à cet état de spiritualité qu'ils ont accompli le but de l'œuvre de Dieu en eux. Pour eux ils avancent maintenant dans la résurrection et dans la gloire issue d'une victoire accomplie. Cependant il y a un autre aspect de la croix qu'il nous faut vivre avant et dont peu ont fait l'expérience.
Avant de crier "tout est accompli" il faut d'abord connaître l'autre côté de la croix, celui de la souffrance dont beaucoup ont entendu parler mais qui en réalité n'en connaissent pas l'étendue.

Qui peut dire exactement où la croix va le mener? Dans quelles expériences? Et quels en seront les effets?

II) Nous devons suivre le Seigneur

Matthieu 16/24 "Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive."

Désormais le Seigneur appelle son peuple à passer par une expérience de la croix qu'il n'a jamais fait, ou qu'il a fait seulement d'une manière superficielle.
L'apôtre Paul écrira aux chrétiens de Philippes que sa priorité et son ambition était de mieux connaître le Christ et de l'aimer davantage même si cela devait le conduire à suivre le Seigneur jusque dans la souffrance et la mort. 

Philipiens 3/ 8-11 (trad. parole vivante) "Pour l'amour du Christ, je me suis dépouillé de tout, considérant mes avantages comme bons à être mis au rebut quand il s'agit de gagner le Christ. Une seule chose m'importe: être reconnu pour un des siens et être uni à lui. J'ai renoncé à chercher l'agrément de Dieu sur la base de l'accomplissement d'une loi. Je ne possède donc plus de justice personnelle due à mes propres efforts. Si je suis juste aux yeux de Dieu, c'est parce que j'ai placé ma confiance en Christ. 
La justice donnée par Dieu naît de la foi et s'appuie sur elle.
Mais croire en Christ, lui faire confiance, c'est faire plus intime connaissance avec lui. Or, c'est là toute mon ambition: le connaître de mieux en mieux, expérimenter la puissance émanant de sa résurrection et communier à ses souffrances, en mourant avec lui. Oui, j'aspire à être continuellement transformé en partageant sa mort afin de vivre aussi de la vie nouvelle de ceux qui ont été réveillés d'entre les morts."

Qui peut encore prétendre expérimenter la vie nouvelle de la résurrection si auparavant il n'a pas connu l'expérience de la communion aux souffrances et à la mort du Seigneur Jésus. 
Le passage de la Sainte Cène doit nous rappeler que nous sommes destinés à vivre dans cette dimension de l'œuvre de la croix.

1 Corinthiens 10/16 "La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ?"

Avons nous réellement part aux souffrances de notre maître?
Si le Seigneur ne nous invite pas à participer à son oeuvre rédemptrice, chose que lui seul pouvait accomplir, il nous invite cependant à le suivre dans les autres aspects de sa croix.
Cet appel est peu connu et peu attrayant aussi voilà pourquoi beaucoup reculent devant lui et fuit cette heure au lieu de l'affronter.

Quel est le chrétien qui comme Paul le déclare à l'église de Colosse 1/24 "ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église."
Sommes nous prêt a vivre cette expérience?
Quelles sont nos priorités?
Suis-je prêt à payer le prix fort?

Accepter la croix dans toute son étendue et sa profondeur consiste non seulement à recevoir le salut pour nos vies mais aussi à consentir que la croix devienne l'endroit de l'abandon de Dieu ainsi que du mépris et de la moquerie des hommes.

III) La Croix, symbole d'abandon et de mépris

Avant de connaître la croix, le Seigneur gardait toujours en lui une part de gloire et cela malgré les souffrances qu'il endurait car Dieu était encore avec lui. Sur la croix, Dieu n'était plus là, l'abandon du père retirait à Christ toute forme de gloire.
La croix n'est pas la châtiment qu'infligent les hommes au Christ, la croix c'est Dieu lui même qui frappe et rejette son fils bien-aimé pour ouvrir la porte de la grâce aux hommes pécheurs.

Esaïe 53/ 3-5 "Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris."

La plus grande douleur que le Seigneur Jésus dut endurer sur la croix fut celle qui lui fit pousser ce cri: " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"

Qui connaît réellement cette expérience de la croix et ses conséquences?
L'abandon de Dieu devant le Seigneur crucifié fait sortir du cœur des hommes le plus grand des mépris.

Matthieu 27/ 47 " Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent: Il appelle Élie."
Matthieu 27/ 49 " Voyons si Élie viendra le sauver ." 

N'est-il pas légitime de croire que lorsque nous sommes exposés à la moquerie des hommes nous attendions que Dieu vienne nous donner son aide pour sortir de nos difficultés et ainsi donner gloire à son nom.
Mais Dieu ne fit rien pour empêcher la mort de son fils sur la croix. Le ciel resta silencieux pour la première fois devant la prière de Jésus.
Une question qui ne trouva de réponse que le silence de Dieu.

Il y a là encore une leçon spirituelle à apprendre, Dieu parfois permet que nous soyons incompris, privés de renommer, humiliés et même considérés comme étant en conflit avec lui dans le seul et unique but de ne plus rechercher à essayer de glorifier son nom par nos actes et notre vie.
Certains en sont peut être encore à vouloir non pas donner de la gloire à Dieu mais surtout à ne pas être exposés eux-même à la honte devant une situation où Dieu n'interviendrait pas. Ceux-la en sont encore à vouloir sauver leur propre témoignage par motif d'orgueil.
Dieu désire nous dépouiller même de cette bonne intention qui est de vouloir le glorifier pour que nous nous contentions de la part qu'il a pour nous et que nous lui permettions de s'occuper lui même de sa propre gloire.

Que pouvons nous apporter sincèrement de plus à la gloire de Dieu?
Devons nous défendre l'image du Seigneur aux yeux des hommes?

Ce n'est pas là notre mission. Ce que le Seigneur attend de nous est que nous soyons de simples instruments entre ses mains pour que lui et lui seul puisse donner gloire à son nom.
Que nous soyons dans la gloire ou l'ignominie, au milieu de la mauvaise ou de la bonne réputation; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques; nous nous rendons dit l'apôtre Paul à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses,
sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice. (2 Corinth 6/...) 


IV) Ce qui empêche la progression du chrétien

Le temps que nous nous débattons pour essayer de glorifier Dieu le Seigneur n'agira pas au travers de nous. La foi ce n'est pas de faire mais c'est au contraire de laisser faire Dieu.
Pour cela le Seigneur frappe continuellement à notre porte et nous incite à le suivre mais il doit attendre néanmoins que le croyant soit d'accord.

Beaucoup refusent le progrès spirituel qui passe par l'acceptation de cet appel.
Parce que nous sommes attachés à notre bien-être spirituel, nous refusons souvent l'appel à une consécration plus élevée.
Le contentement qui nous pousse à demeurer satisfait de notre pauvre spiritualité est un péché devant Dieu. Le refus de suivre le Seigneur dans l'expérience complète de la croix donne des chrétiens qui manquent de puissance et de zèle et qui recherchent plus leurs intérêts que celui du Christ.
La honte est un sentiment qui est insupportable pour beaucoup, elle bloque la progression spirituelle, entrave l'évangélisation et nous coupe de toute puissance.

Allons-nous rester assis dans une grâce à bon marché qui nous sauve mais qui ne fera pas de nous de véritables disciples de la croix?

Nous reste-t-il encore des choses à perdre pour que nous hésitions à nous lancer dans l'expérience de la foi et d'une vie de consécration ou serait-ce que notre amour pour le Seigneur n'est pas le véritable? 

Le Seigneur en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu.

Matthieu 16/25 " Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera."

La vision de chaque chrétien devrait être le ciel et non la terre. Celui qui ne regarde que vers le ciel et contemple sa rétribution ne portera aucune importance à ce que peuvent penser les hommes pour autant que Dieu l'approuve. Il faut parfois du temps pour que notre témoignage puisse porter son fruit et c'est souvent sur la durée, la persévérance et la constance que nous serons jugés.

A l'heure de la croix, du mépris des hommes et de l'abandon de Dieu devant des situations qui restent sans réponse; puissions nous à l'exemple du Seigneur porter nos regards vers le ciel et attendre que Dieu nous fasse entrer dans la vie de la résurrection pour obtenir la puissance que Dieu accorde à ceux qui savent supporter la croix sans révolte, ni murmure.

David connut aussi cette situation comme de nombreux hommes de la bible il affronta l'abandon de Dieu qui permet à ce qui reste encore caché de notre vielle nature de mourir complètement. Seule cette expérience permet de nous faire connaître la véritable humilité que le disciple doit acquérir pour devenir un instrument utile pour son maître.

Psaumes 22/1-8 "Mon Dieu! Mon Dieu! pourquoi m'as-tu abandonné, Et t'éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?
Mon Dieu! Je crie le jour, et tu ne réponds pas; La nuit, et je n'ai point de repos. Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d'Israël.
En toi se confiaient nos pères; Ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; Ils se confiaient en toi, et ils n'étaient point confus. Et moi, je suis un ver et non un homme, L'opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l'Éternel! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime!"


L'abandon de Dieu n'est que passager car il fait partie de l'enseignement qui est dispensé dans son école de formation à la vie spirituelle.
Si tu passes par la croix et que tu te poses la question de savoir pourquoi Dieu n'agit pas, ni ne répond à tes cris sache qu'avant toi ton maître a connu cette heure difficile.
Abandonné de Dieu et rejeté des hommes quand plus rien ne nous retient et qu'il ne reste plus qu'une seule sortie possible alors Dieu dit dans son amour et du haut de son ciel:
Esaïe 54/7 " Quelques instants je t'avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t'accueillerai"

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