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Les 7 paroles de la croix, 1e partie
Les 7 paroles de la croix, 2e partie
Les 7 paroles de la croix, 3e partie
Les 7 paroles de la croix, 4e partie
Les 7 paroles de la croix, 5e partie
Les 7 paroles de la croix, 6e partie
Les 7 paroles de la croix, 7e partie


"Les 7 paroles de la croix" ( 3eme partie)


Lecture:

Jean 19/26: "Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils.
Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui."


Introduction: 

Dans la suite de notre série sur les "Sept paroles de la croix", nous poursuivons notre progression. Avançant dans la voie que le Seigneur Jésus nous a tracé au travers de son service et de son sacrifice, nous devons réaliser qu'au calvaire nous sommes au bénéfice d'une oeuvre merveilleuse.
Si la croix a résolu le problème de nos péchés par le pardon que Christ a obtenu pour nous, elle permet une oeuvre bien plus profonde dans nos vies.
Dans les chapitres précédant de notre étude nous avons pu découvrir que la croix nous apportait la révélation de ce que nous sommes.
La croix du calvaire doit ouvrir notre âme! L'âme une fois ouverte doit être le terrain dans lequel un travail spirituel doit être entrepris.
Nul ne peut prétendre entrer dans le ciel sans être passé par la croix.
Au sommet de la colline du Golgotha se dresse la croix, imposante, sombre, divisant le temps et les hommes.
Le Christ sur la croix est la seule et unique porte d'accès à l'éternité. La croix si peu engageante révèle à celui qui sait voir derrière son aspect rude le moyen de devenir des hommes et des femmes spirituels.

L'indépendance de l'homme et son "moi"orgueilleux restent les obstacles qui nous font reculer face à la croix qui se dresse devant nous. Accepter de pouvoir dire "non plus moi, mais Christ" (Galates 2/20) nous permettra de gravir la collines du Golgotha et laissera la croix agir dans notre âme.

Dans l'évangile de Jean nous avons le récit d'un fait qui se produisit à la croix.
Alors que le Seigneur était crucifié comme un brigand subissant un châtiment qui le conduisait à la mort, il vit au pied de la croix quelques femmes parmi lesquelles se trouvait sa mère. Il y avait aussi Jean le disciple que le Seigneur Jésus aimait.
Il faut noter premièrement que pour être à la croix et y rester il faut aimer Jésus.

Où étaient les autres disciples ? 
Cachés, fuyant cette heure effroyable, il n'y avait que l'amour qui pouvait affronter ce moment. 
As-tu assez d'amour pour le Seigneur Jésus et pour rester avec lui au moment de la crucifixion ?
Penses-tu pouvoir affronter l'idée de voir cet homme innocent mourir pour toi?
Beaucoup préfèrent s'enfuir pour ne pas voir ce spectacle, car ils savent très bien que personne ne reste le même après être monté au Golgotha.
Mon ami, tu peux regarder la croix de loin, cela n'empêchera pas le Seigneur d'y mourir qu'en même pour toi.

Essayons de découvrir ensemble ce que la croix produisit dans la vie d'une personne présente le jour de la crucifixion.
Nous prendrons Marie, la mère de Jésus.

I) La croix va à la racine du problème

Marie était une femme formidable. Elle possédait de nombreuses qualités.
Elle était une jeune femme pieuse, dévouée et vivant dans l'humilité.
Lorsqu'elle reçut la visitation de l'ange, l'annonce suivante lui fut faite: " je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi. Ne crains pas Marie car tu as trouvé grâce devant Dieu. Tu auras un enfant et tu lui donneras le nom de Jésus, il sera appelé fils du Très haut".

Dieu s'était fait connaître à cette femme au travers d'une grâce incomparable, un don merveilleux. Se nommant elle même la servante du Seigneur, elle accepta la volonté de Dieu.
Recevoir le Christ dans sa vie est la chose la plus belle mais pas la plus difficile.
Accepter Jésus est la première étape d'une relation qui nous engage dans une vie de disciple.

Quelque temps auprès que l'enfant naquit, Marie et Joseph se rendirent à Jérusalem pour présenter leur enfant au temple comme le demandait la loi juive.
A Jérusalem vivait un vieil homme nommé Siméon. Cet homme attendait l'accomplissement d'une promesse de Dieu dans sa vie. En effet, le Saint Esprit l'avait divinement averti qu'il ne mourait pas avant d'avoir vu le Christ.
Saisi par le Saint Esprit, Siméon prophétisa sur l'enfant mais aussi sur sa mère.

Luc 2/34: " Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées."

Jésus, enfant, grandissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Jusqu'au jour où l'appel de Dieu détacha Jésus de sa mère.
Jésus quitta le foyer de ses parents pour parcourir les chemins de Galilée, de Samarie et de Judée pour annoncer les paroles que son père lui avait confiées.
Jésus accomplissait des miracles et des prodiges annonçant un message puissant qui bouleversait les coeurs.
Marie avait compris qui était son fils. Elle l'avait reçu en révélation et les résultats produit par le ministère de Jésus ne lui laissait pas de place pour le doute.
Cependant elle essaya de pousser son fils à faire certaines choses comme d'accomplir un miracle aux noces de Cana. Christ cependant s'opposa avec respect, mais fermeté, à
l'intervention inopportune de sa mère. Il lui fit entendre qu'elle ne devait pas s'immiscer dans son ministère. Comme fils, il lui témoigna de la déférence; comme Messie et Sauveur, il la mit au rang de ses disciples, car Marie avait besoin,
autant que n'importe qui, du salut qu'offre Christ.
Nous découvrons aussi en lisant la bible que ses parents étaient venus pour l'empêcher de continuer son ministère 
Marc 3:21 : "les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui; car ils disaient: Il est hors de sens."

Plus loin encore dans Matthieu 12/48-50 nous voyons Marie accompagnée des frères et soeurs de Jésus venir pour essayer de lui parler. Jésus répondit à ceux qui lui disait : "Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler.
Qui est ma mère, et qui sont mes frères?
Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères.
Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère."


Les sentiments que Marie avait pour son fils, l'empêchaient de recevoir Jésus comme sauveur. Souvent nos sentiments sont une entrave à l'oeuvre de Dieu dans nos coeurs. Celui qui avance par ses sentiments fait de Jésus "un fils" et essaye ainsi de l'obliger à agir de telle ou telle manière. Celui qui accepte Jésus comme son sauveur ne cherche pas à diriger Jésus, au contraire, il se laisse conduire par Jésus en acceptant de faire des concessions sur ses propres sentiments et désirs.

La croix allait être l'épée spirituelle qui allait transpercer l'âme de Marie.
Comment allait-elle réagir devant la vision de son fils en croix?
Comme une mère ou comme un disciple? 
Devant la croix pouvons nous revendiquer encore quelques droits ?

La croix vient agir en profondeur dans l'âme. Elle agit sur notre dureté, sur nos révoltes, nos susceptibilités, nos irritations, nos envies, nos critiques, notre manque de pardon, nos rancunes. La croix opère une oeuvre d'arrachage des sentiments destructeurs qui sont dans le coeur des hommes.
Elle permet aussi de mettre de l'ordre devant les priorités qui doivent se trouver dans nos vies. Trop de personnes vivent encore des difficultés et des luttes parce qu'elles n'ont jamais réussi à mettre de l'ordre dans leurs pensées. La croix doit permettre de 
laisser à Dieu la première place dans nos vies. Toutes les fois que nous luttons par nous-même ou que nous essayons d'accomplir par nos propres efforts et selon notre volonté ce qui devrait être laissé à Dieu nous finissons bien souvent par vivre des échecs ou pire nous commettons l'impureté. 

A la croix nos opinions, nos méthodes, notre savoir-faire et même notre apitoiement sur nous même doivent mourir pour que des qualités, des dons et une puissance communiqué puissent prendre place en nous.
Cela demande aussi de ne rien entreprendre sans se confier en Dieu et de ne pas rechercher de capacité en nous-même. La croix crucifie le corps mais aussi l'âme pour permettre à notre esprit renouvelé de prendre enfin la direction de notre vie. 

Etre au pied de la croix c'est contempler l'exemple parfait du renoncement et de l'abandon complet à la volonté de Dieu.

La croix fait de nous des disciples de l'amour, elle ne retire pas seulement ce qui est mauvais dans notre coeur mais elle dépose des aptitudes nouvelles, des capacités spirituelles pour vivre la vie de Dieu.
Voilà l'oeuvre qui devait s'accomplir dans le coeur de Marie.
Combien de pensées sont dévoilées dans nos coeurs au travers de ce que Marie a vécu. Peux-tu croire que tes sentiments sont en fait l'entrave à la bénédiction de Dieu dans ta vie? 


II) Les obstacles à l'action de la croix en nous.

Nous avons vu que l'amour pour Christ est l'unique moyen qui nous permet de rester à la croix mais il faut aussi pour cela qu'il n'y ait aucun obstacles à l'oeuvre de la croix en nous.

a) Le premier obstacle pour beaucoup de personnes réside dans le fait qu'elles ne voient pas et ne reconnaissent pas la main de Dieu agir dans leur vie.
Dieu a beau agir, détruire, intervenir, elles ne discernent pas la main de Dieu. Alors tout ce qui sera une entrave, une adversité pour elles; sera la cause d'un entourage trop difficile, de circonstances défavorables.
Discerner la main de Dieu nous permet de vivre l'acceptation dans la foi que le Seigneur ne se trompe jamais et que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.

b) Le deuxième obstacles est l'amour que nous portons à nous-même.
Pouvons nous avouer que tout malentendu, toute mauvaise humeur, tout mécontentement n'ont qu'une raison: l'amour que nous avons pour nous-même.

Nos problèmes principaux surgissent qu'en nous essayons de fuir la croix. C'est notre orgueil et notre vie égoïste qui luttent contre la croix et c'est justement cela que la croix désire détruire de nos vies.
Monter sur la croix c'est aussi refuser de boire le vin mêlé de myrrhe pour adoucir la souffrance. Nous devons refuser cette coupe qui nous propose une croix sans souffrance. Ceux qui ont l'idée que l'oeuvre de Dieu en nous est indolore se trompent On ne peut boire qu'à une coupe, pas à deux. 

Au pied de la croix Marie avait son âme transpercée et devant son fils crucifié elle souffrait comme une mère mais aussi comme un disciple.

Alors agonisant sur sa croix le Seigneur Jésus lui adressa la parole par des mots remplis d'amour, de soins et d'affection: "Femme, voilà ton fils.
Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui."


Jésus par ces mots la confiait à Jean et confiait Jean à sa mère, montrant par là que l'amour de Christ sur la croix mourant pour les hommes pécheurs que nous sommes n'avait pas que le but de nous pardonner mais il unissait aussi par sa mort tous ceux et celles qui l'aimait, leur demandant de prendre soin les uns des autres.

Christ nous a confié et unis les uns aux autres, c'est pourquoi il est nécessaire que la croix fasse son oeuvre en nous et permettent à nos caractères de s'accorder par l'action de l'Esprit qui nous est communiqué.




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